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HUMANITE : TEST DE LABYRINTHOIRE


PORTE DE MONTREUIL

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PORTE DE MONTREUIL ?
Porte de Montreuil est d’abord la pièce d’un trio de comédiens : Léa Fazer pour la mise en scène, Scali Delpeyrat et Pierre Poirot pour le jeu. Elle fait partie de la belle tradition des duos comiques, tels Bouvard et Pécuchet, Laurel et Hardy… Le style s’inspire entre autres des dialogues courts de Dubillard, mais dans une forme plus incisive et plus moderne.
Elle s’est écrite en quelques mois, en commençant par une forme brève de vingt minutes, puis en s’étoffant pour devenir, en août 2000, une pièce d’environ une heure et quart. Elle a eu un franc succès en 2001 à l’Européen.
Sa force réside en grande partie de la complicité des trois artistes, qui ont fait naître un univers à la fois très quotidien et intime, et à la limite de la folie pure. On rejoint le théâtre de l’absurde, les clowns mélancoliques des débuts du cinéma américain…
Les deux hommes en scène passent en revue une série de sujets qui, à chaque fois, les mettent face à leur ignorance, leur inexpérience, leur bêtise. Bien sûr, on s’amuse surtout de leur acharnement à trouver coûte que coûte des réponses et à se juger l’un l’autre. Les thèmes sont variés et pour la plupart banals : mécanique, cuisine, culture populaire, ménage, économie… D’autres sont plus inattendus, on évoque Galilée et Einstein, Descartes et Pascal, le calendrier chinois, les fantasmes sexuels. Mais chacun d’entre eux est amené avec une fluidité et un naturel confondants. Et leur addition crée des raccourcis comiques du meilleur effet.


POURQUOI PORTE DE MONTREUIL ?
J’ai connu cette pièce il y a deux ans et demi via la parution d’un court extrait dans le recueil de textes contemporains édité par Entr’Actes, alors que je travaillais à la SACD. Elle m’a rappelé de très bons souvenirs, ma participation à La Cantatrice chauve alors que je débutais sur les planches au lycée ; mon goût pour le comique de Chaplin et de Keaton ; les Diablogues de Dubillard, déjà travaillé avec Maxime Franzetti dans la troupe amateur que j’avais monté en 2002…
En arrivant à Florent, j’ai proposé à Eric Vérine de travailler cet extrait pour l’échéance de la Scène libre. Nous l’avons beaucoup fouillée, tordue, fournie. Nous avons appris à nous connaître l’un l’autre en tant qu’artistes avec cette scène. Nous en avons fait un beau moment théâtral qui a été rejoué ensuite lors de la présentation de l’école au Salon des Formations Artistiques de La Villette. Nous l’avons également présenté à Laurent Montel en octobre 2004, lui donnant confiance dans son choix de nous faire travailler en duo le rôle de Gaev dans La Cerisaie.
La grande sobriété de la scénographie permet de se concentrer plus sur le jeu, ce qui, en tenant compte des contraintes intrinsèques à l’exercice du Travail de Fin d’Etude, et du planning de répétitions prévisible d’ici à la représentation, est plutôt rassurant. Nous pouvons répéter quasiment partout, au moins 9 heures par semaine, être confiants en sachant que nous pouvons déjà assurer le minimum, et produire ensuite une pièce de qualité si le travail avance bien.


COMMENT PORTE DE MONTREUIL ?
La pièce peut être prise soit d’un seul tenant, soit comme une série de sketches séparés par des noirs. Nous pourrons choisir l’une ou l’autre mise en scène en fonction de l’avancement du projet. L’espace de la salle Thierry Hancisse est tout a fait approprié pour ce type de huis clos. Eric et moi connaissons les qualités respectives de Laurent Montel et Benoît Guibert, et l’échange sera sans doute plus riche avec le premier, qui nous a déjà vu jouer ensemble dans sa mise en scène du bâti.

Tags: Théâtre

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