Leverbal.org

Welcome to Nollywood


Mon objectif dans la vie ?

 

Mon objectif dans la vie. Devenir super-fluide. Pas souple, souple et fluide ça n’a rien à voir, en fait sur ce plan je serais plutôt raide comme un bâton de majorette fouré(e). Mais fluide, plus fluide que tous les putains de chats de la Terre réunis, aussi fluide que de l’hydrogène liquide. Ouais. Mon objectif dans la vie. Ouais. Allez vous faire foutre.

Comme mon passé n’est pas glorieux, j’anticipe. Ce qui est pas mal, avec une autobiographie prospective, c’est qu’on est sûr de se trahir. Au moins une chose fluide de réglée.

Le meilleur exercice de fluidité, c’est sans hésitation le couloir de métro. En général, je considère que la journée a été fluide lorsque je l’ai passée sans piétiner une seule fois derrière un grabataire ou un touriste. Passer les portes sans à-coup, rentrer et sortir d’une rame en intégrant la décélération dans le mouvement, je crois que tout vrai danseur devrait commencer par là…

Elle raconte une histoire de grenouille qui dit « Marmelade » quand on veut la prendre en photo. Nous sommes le 12 février 2003. Elle me demande, sans rire cette fois, à quelques jours de la déferlante française du rapeux, si je connais « le groupe Eminem ». Elle a au moins 22 ans et elle est en DEUG d’histoire. Je n’avais pas croisé de Georgette depuis plus de trois ans, à tel point que je me demandais si le modèle parisien existait bel et bien. Finalement il dépasse toutes mes espérances. Bécassine était accompagnée d’un autre loir, un Tintin teint, tellement imbibé de Laurent Voulzy que des petites lunettes rondes avaient fini par lui pousser autour des oreilles. Il bectait des Haribo sans âge dans un plaisir solitaire, aussi régulier qu’un compteur de taxi. Bien sûr, comme il me déposait devant chez moi, il me remercia pour son initiation au cadrage. Ces gens n’appartiennent à aucune catégorie sociale, ce sont des cas. Et à chaque fois la même question : la lobotomie intègre-t-elle la libido ?

C’est systématique. Les abruties qui croient encore au prince charmant me coupent toute pulsion reproductrice à la première visée. Je les repère au premier regard, au premier sourire, au premier tissu, cheveu, bec ou ongle. Elles me trouvent froid, je les sais frustrées, le reste n’est que convenances et autres bourgeoiseries d’une autre ère. C’est fou comme chacune des sentences qui peuvent sortir de leurs lèvres se rattache à une idée préconçue et superficielle que la paresse et le mépris m’empêchent toujours de balayer d’un revers de phrase ! En fait je devrais commencer par chercher un partenaire de jeu. Le gavage de l’oie blanche aux petits fours, c’est digne d’une entreprise familiale.

Tags: Humeurs, Humour...

Vous devez vous enregistrer pour laisser un commentaire.