
COPYWANT
Qu’est-ce que c’est encore que ça ?
Premièrement, laissez-moi rigoler deux secondes sur ces fous qui veulent empêcher de copier des textes publiés sur Internet. Ha ha ha ! Ho ho ho ! Hi hi hi ! Héhé héhé. Je me marre.
Si vous voulez récupérer un texte et qu’il n’est pas possible de le sélectionner avec souris et clavier :
- Essayer d’afficher la source de la page (regarder dans les menus du navigateur) pour trouver le texte dedans, ou bien l’enregistrer puis l’ouvrir avec un autre logiciel que le navigateur Internet.
- Essayer d’imprimer la page, et si c’est possible, la scanner ensuite avec un logiciel de reconnaissance de caractères.
- Faire une impression d’écran.
- Recopier le texte dans un autre logiciel à la main.
Bref : publier un texte et vouloir empêcher sa reproduction, c’est vraiment compter sur l’imbécilité des gens, bravo l’artiste.
Ensuite, pour ceux qui parlent de copyright ou de copyleft, là aussi, je ris gentiment. Vous avez déjà entendu parler d’un procès qui porterait sur la vente illégale d’une oeuvre littéraire publiée sur Internet ? Faites-moi signe si c’est le cas, ça m’intéresse beaucoup. Il y aurait déjà fort à faire dans le monde de l’édition papier traditionnelle. Prenez par exemple Beigbeder et son bouquin 99F qui plagie un auteur québecois. Aucun intérêt, même sans jeu de mot.
La notion de propriété intellectuelle est vide de sens. Les idées ne sont à personne.
Ceux qui veulent vous faire croire le contraire n’ont qu’un objectif en tête : censurer votre liberté de pensée.
Ainsi donc, ni copyright, ni copyleft, mais un copywant. Oui, je veux être copié, recopié, diffusé, rediffusé, plagié, repris, retourné, détourné, déformé, amplifié, parce que je n’écris pas pour marquer au fer rouge un ordonnancement de mots qui ne m’appartient pas plus qu’à toute autre personne parlant ma langue.
J’écris pour partager ma pensée, si elle plaît, tant mieux, si elle ne plaît pas, tant mieux. Le pire pour un texte est de rester lettre morte.
Qu’un éditeur décide de m’aider à vivre, grand bien lui fasse ! Mais qu’il ne me demande pas de cacher mes propos derrière les couvertures bien sages de livres disponibles en librairie. Parce qu’on ne lira jamais assez, et que la barrière économique de l’édition participe à la séparation spectaculaire.
Et, entre nous, vous trouvez qu’on en a trop, de liberté, aujourd’hui ?